Fog, not smog.

L’équipe était tout à fait cosmopolite !
Jugez plutôt :
2 catalans, 1 bretonne, 1 breton, 1 breton/catalan, 2 anglais, 1 transfuge Luberonnais et 1 tout mélangé (c’est moi !).
Partis d’Ille sur Têt avec Yann et François, nous retrouvons Oscar, Miguel, Magali, Nicolas, Jake et Simon au péage, direction l’Espagne.
1 heure plus tard, nous voila à Maçanet de Cabrenys, en Espagne, quelque part à l’ouest de la Jonquera.

Le team international en plein préparatifs.

Le team international en plein préparatifs.

Nous avons laissé le ciel bleu en France ; il ne pleut pas, mais c’est bien bouché.
Yann connaît un peu le secteur, et nous avons embarqué quelques traces dans le GPS, avec tout ça, on devrait pouvoir bien s’occuper.
« The master blaster » comme l’appelle Jake, nous annonce 45 minutes de montée sur piste. C’est parti à bon rythme.

Pour l'instant, la vue est dégagée.

Pour l’instant, la vue est dégagée.

Plus on monte, plus entre dans le fog. Il ne nous quittera pas de la journée.
Un doute subsistant quand à l’option à prendre, nous continuons l’ascension. Nous sommes sur une trace GPS, tout va bien. Oui, mais quelle trace ?
Toujours pas de descente en vue, et une piste qui continue son ascension irrémédiable. Nous coupons à travers bois sur 50 mètres pour, enfin, dégoter le petit sentier que tout le monde attendait. Après 11 km et 1000 m de dénivelé avalés, il se sera fait désirer celui là.

Yann, sur-motivé.

Yann, sur-motivé.

Peu de pente et peu de difficulté au départ, mais ça ne dure pas. Le vif du sujet nous tend les bras, c’est du technique : les blocs de granits sont partout, tantôt à rouler, tantôt à éviter, bref, c’est bien joueur !

Parfois, un troisième appui s'avère salvateur

Parfois, un troisième appui s’avère salvateur

Bien joueur, mais pas toujours facile, et pas tendre pour le matériel pour qui ne surveille pas ses arrières. Vous m’avez compris, les dérailleurs ont frôlé le granite Espagnol à plusieurs reprises.

Fais ton choix [de ligne] camarade.

Fais ton choix [de ligne] camarade.

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Magali, au milieu d’une dalle un peu taquine.

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Oscar, sur le même passage.

Même si le terrain est humide, pour ne pas dire trempé, le granite procure une adhérence correcte. Pour un breton, pas de soucis, pour des gars du sud, c’est parfois un peu plus aléatoire…

Après avoir bien joué, et tenté de tout passer sur le vélo (ce qui n’a pas été mon cas…), nous remontons un soupçon pour attaquer une autre descente, bien différente celle là. C’est aménagé avec talent, ni trop ni trop peu, en utilisant à la perfection les mouvements de terrain.

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Miguel, façon grand style !

Alors que nous nous extasions à l’arrivée de cette petite perle, Miguel nous a bien fait rire en jetant froidement un : « c’était dégueulasse. »
Des comme celle là, on en voudrait tous une au fond de son jardin…

Une autre descente plus tard, nous voilà aux voitures, la pause s’impose.

A vélo, on boit de l'eau, une fois par terre, on boit de la bière.

A vélo, on boit de l’eau, une fois par terre, on boit de la bière.

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Jake and Simon, the shoes brothers.

Oscar ayant des soucis de tige de selle depuis un moment, Yann et François des impératifs professionnels, ils nous laissent poursuivre l’aventure.

Nous remontons donc, Magali, Nico, Miguel et moi.
Et là, j’en bave, la forme n’est pas là. Mais Magali si ! Elle me tiendra compagnie une bonne partie de la grimpette qui nous prendra 1 heure. Merci.
Et là haut, nous dégotons un autre caviar, dans un style un peu différent. Par endroits, nous roulons sur du granit détritique. C’est donc du bon roulement à billes que nous avons sous nos pneus ! Mais c’est très chouette à rouler : très érodé, le sol est une succession de rondeurs toute plus affriolantes les unes que les autres.

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Nicolas, en mode race.

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Nicolas, sur une marche pas facile.

Après quelques hésitations, nous rattrapons l’avant-dernière section, qui débouche sur une grande prairie, superbe, avec de gros blocs de granite aux abords. Un spot de bivouac enchanteur.

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Miguel traverse la prairie avant le tout dernier tronçon.

Magali et Nico, les bretons de l'étape.

Magali et Nico, les bretons de l’étape.

Voilà. 30 bornes, 1300 mètres de dénivelé, nous avons bien rempli la journée.

Et vous savez quoi ? Même si nous n’avons pas vu le soleil, elle était bien belle cette journée.


Yann raconte aussi la journée sur Yannk.fr

4 Commentaires

  1. MiGuel

    Ouah !!!
    Superbe récit d’une journée « idéale »
    Magnifiques photos !!!

    A une prochaine 😉

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      Merci Miguel ! Pour les photos, j’en ai autant à te dire. Celles de Yann, on va éviter d’en parler, hein !
      Quand à la prochaine, j’espère avoir retrouvé un minimum de forme.

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  2. Dumas

    Je me répète mais avec qui faut-il coucher pour participer à ces sorties…
    En tous cas Bravo pour les photos et le texte. C’est bien mieux que tous ce qu’on peut lire dans la presse VTT et pour ma part j’ai résilier mon abonnement à vélo vert. Ras le bol de lire une longue et interminable brochure publicitaire

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      Mon cher Bertrand, c’est trop d’honneur.
      Quand à coucher avec quelqu’un, ce n’est pas à l’ordre du jour. Peut-être faudrait-il que je me penche sur la question…

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