Claude a (toujours) la forme

pegairolles-12Pourquoi ?
C’est vrai, c’est énervant à la fin, il n’est plus de première jeunesse l’artiste :).
Et en plus, l’ascétisme n’est pas sa religion, loin de là. Je le sais, c’est lui qui me l’a dit.
Je crois que je tiens un élément de réponse suite à la sortie de ce weekend.

Nous sommes allés, Claude, Franck, Fred et moi, rouler du côté de Pégairolles de Buèges, sur les traces du pic Baudille. L’idée, excellente, est de Franck (merci chef).
27 km et moins de 1000 m de dénivelé, ça ne paie pas mine hein ? Sauf que sur ce terrain là, ça vaut pas mal de 35 km et 2500 m de dénivelé, croyez moi…
Mais là, le Claude, il roule comme s’il était au bord du canal. Bref, un mec énervant. Gentil, mais énervant !
Alors je vous explique.
Nous partons donc des sources de la Buèges, vers 10h00, tranquille. Je ne sais pas bien à quoi m’attendre en fait, vu que j’ai découvert la programmation de cette sortie la veille, bien tard…
Il semble qu’une option route pour la montée ait été évoquée. Mais juste évoquée, puisque nous attaquons par un single. Tant mieux, le goudron, c’est pas ma religion !
Mais, car il y a un « mais », ce single là, il te cueille un peu à froid, au point que tu te demandes si tu es bien au bon endroit, et si c’est le bon moment…

Ça n'a jamais l'air difficile sur les images...

Ça n’a jamais l’air difficile sur les images…

Bon à froid, ça fait une excuse pour ramer, tel un pauvre hère dans les galères Romaine ; on sentirait presque le fouet par moment… Mais une fois chaud, hein ? Bein pas mieux… Mince, c’est dur, pis c’est long aussi. (les graveleux, je vous vois venir à cent pas, méfiez vous, la modération vous guette !).
Bref, vous m’aurez compris, c’est du pas commode. Du qui bloque les roues tant qu’il peut, qui t’assassine par ses raidards vicieux, qui te fait croire que c’est gagné, mais non, du dur quoi.
Mais Claude, il est devant…

Heureusement, il y a Bertrand. Parce que Bertrand, il trouve des ruses pour permettre à ses compagnons de galère (rappelez vous, les Romains, tout ça….) de se reposer.

La ruse du dérailleur !

La ruse du dérailleur !

J’ai moi même usé de la ruse du câble de dérailleur qui lâche, mais un peu tard…

Après cette entame bien solide, 6 km tout de même, nous voici sur le plateau, au Mas Aubert, non loin des Lavagnes, où nous pouvons respirer un peu.
Mais pas Claude, il n’en a pas besoin.
De là, nous gagnons tranquillement le Roc de la vigne, et optons pour le poussage jusqu’au sommet. C’est à faire au moins une fois, pour la vue, unique.

Pas laid...

Pas laid…

Nous en profitons pour nous poser 5 minutes, discuter, nous extasier sur la vue, prétextes à récupérer, mine de rien.
Mais pas Claude, il est frais comme un gardon du matin.

Franck, le traceur du jour.

Franck, le traceur du jour.

Bertrand, le bon Samaritain.

Bertrand, le bon Samaritain.

Fred, le mutant sous antibiotiques.

Fred, le mutant sous antibiotiques.

Patin couffin, tout ça quoi....

Patin couffin, tout ça quoi….

Depuis que nous avons pris pied sur le plateau, la boucle sur laquelle nous sommes est plutôt cool, et très plaisante à rouler. Je suis toujours surpris de redécouvrir des secteurs que je connais. Enfin pour être plus précis, que je crois connaître. Il me manquait un bout de sentier pour pouvoir imaginer une boucle dans ce sens là, belle découverte du jour.

LE Claude

LE Claude

La redescente du Roc jusqu’au plateau est vraiment sympa, mélange de descente, de relance sur du sentier plus ou moins descendant, du bonheur en barre quoi.
Ensuite, il faut rejoindre l’autre versant. Et même si c’est presque plat, en voilà encore du qui use son homme. Les cailloux sont vicieux ici, on les dirait dressés à guetter la roue du moindre VTT qui passe.
Mais pas celui de Claude, non, pas le sien…

Et là, arrive le portage. Pas monstrueux, mais quand même. Il faut vous dire, à vous qui ne connaissez pas du tout le secteur, qu’ici, tout est caillou, pierre ou rocher. La terre, on ne la voit pas, elle se cache sous le roc pour éviter la brûlure du soleil (pas comme ces pauvres crétins de cyclistes…). Du coup, tout devient plus difficile, même à pied.
Et lorsqu’arrive la pause de midi, nous avons comme l’impression d’avoir parcouru au moins…. Au moins, pour ne pas dire plus !
Mais pas Claude, lui, il est encore à l’échauffement.

Posés, à la recherche de l'ombre.

Posés, à la recherche de l’ombre.

Un Bertrand et un pic Saint Loup.

Un Bertrand et un pic Saint Loup.

Même le criquet est plus fatigué que Claude.

Même le criquet se pose un instant.

La « descente du câble » n’est pas loin nous dit Franck. Pas loin, certes, mais ce pas loin est usant, et il fait 29°c. Mais je ne me plains pas, ce serait mal venu, le lieu est splendide, les compères sympathiques.
Et puis Claude ne se plaint pas, donc…
Arrive la fameuse descente, que Claude (encore lui…) affectionne particulièrement. Je la connais cette trace. J’y suis venu il y a quelques temps, mais je l’avais remontée, pour aller chercher une autre descente, dans un vallon voisin.
Il y avait autant de cailloux la dernière fois ? Vous êtes sur ?

Dans la descente du câble.

Dans la descente du câble.

Le tout début est génial. Il faut enchaîner des marches tout en naviguant entre les pierres plantées, c’est un vrai plaisir, qui demande juste ce qu’il faut de vigilance.
Et puis arrive la longue traversée. Là, si tu te traînes, c’est le marteau piqueur assuré. Pas plus vite qu’à fond donc, mais à fond quand même, c’est une histoire de confort.

Franck, 2roues dans les cailloux ;)

Franck, 2roues dans les cailloux 😉

Arrivent les lacets. Toujours autant de cailloux, ce qui rend les franchissements parfois hasardeux…
Sauf pour Claude.
Mais c’est beau…

...Très beau !

…Très beau !

pegairolles-29

Les lacets s’enchainent…

La fin est proche !

… et la fin approche !

Tout mélangés (mais pas Claude) de ces 2,5 km de descente 3 étoiles, nous voilà bientôt à Pégairolles de Buèges. L’option retour se présente, à choisir avec un petit bout supplémentaire, pas long, mais teigneux parait-il.
Le groupe opte pour l’option 1. Lorsque je regarde Claude, je comprend bien à son petit sourire en coin, que l’option 2 le taquine fortement. Allez, zou, option 2.
Il a la forme l’artiste, et même plus que ça, c’est tout de même stupéfiant. Je rame pour le suivre, et heureusement, il m’attend.

Voilà, virée du jour pliée. Belle, mais exigeante la donzelle du samedi. Mais j’y reviendrais, j’espère en aussi bonne compagnie.
Voilà donc une partie du secret de la forme de Claude : Saint Guilhem et ses alentours. Il affectionne particulièrement ces lieux et je le comprend, c’est splendide. Et puis sportivement parlant, c’est très exigeant. Y trainer aussi souvent que lui serait donc LE secret ?
Docteur, une ordonnance s’il vous plait !

Mais oui Claude, c'est beau.

Mais oui Claude, c’est beau.

1 Commentaire

  1. claude

    Holla ! T’en fais un peu trop là !
    Déjà parce que Bertrand m’a bien tiré quelques fois.
    Ensuite parce que Fred d’habitude ne donne pas sa part au chat, mais sous antibio il ne vaut quedale !
    Et surtout, tu étais loin d’être au top toi aussi et tu m’as bien enfumé avec ta technique en descente.
    Belle cession, grosse régalade, un coin superbe.
    Et surtout bon groupe 🙂

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