Double Péas

Pourquoi « Double Péas » ?
Parce que c’est à la suite d’une première virée sur place que j’y suis retourné, cette fois-ci jusqu’au col, histoire de voir s’il n’y aurait pas moyen d’optimiser la première version. Voici donc deux histoires pour le prix d’une.

peas-2

Hameau du Rouet, au départ.

Tout commence au hameau du Rouet (à prononcer « rouette » en Queyrassin si vous ne voulez pas vous attirer les foudres de quelques locaux irascibles !), et se termine à Château Queyras.
Au programme, 3 descentes, dont une qui nous a bien fait baver lorsque les connaisseurs nous en ont parlé. La portion de route entre les deux étant totalement inintéressante, nous avons choisi de faire la jonction en voiture. Notez bien l’argument hein ! Il ne s’agit pas de fainéantise, juste de goût pour les traces de qualité…

Nous attaquons donc par une jolie piste, qui contourne rapidement la montagne pour s’enfoncer dans la vallée de Péas. Nous, c’est David, Guillaume, Gérard et moi.
Arrivés à la bergerie, nous avons le choix : tout droit, où à droite vers le col de la crèche. Nous prenons la deuxième option, pour un bon portage de 270m.

Au col de la crèche, un superbe mini vallon suspendu, où on viendrait planter une tente.

Au col de la crèche, un superbe mini vallon suspendu, où on viendrait bien planter une tente.

De là, nous re-basculons de l’autre côté, sur le versant du hameau du Rouet.

peas-4

David, au tout début de la première descente de la journée.

Pas mal ! Quoiqu’un peu trop « dré dans l’pentu » par endroits, nous aurions aimé pouvoir jouer un peu plus. Qu’à cela ne tienne, nous reprenons la piste du matin, et c’est reparti pour un tour.
Mais avant, une pause s’impose. Surtout parce que les enfants de la première maison du hameau du Rouet ont installé « la halte des randonneurs » : un self service vraiment chouette, voilà qui donne un soupçon d’espoir quand au genre humain, tout n’est peut-être pas perdu…

Mignon tout plein comme idée, non ?

Mignon tout plein comme idée, non ?

Arrivés à la bergerie, nous la dépassons de quelques centaines de mètres pour rejoindre le second portage, sur le versant opposé.

Portage number two !

Portage number two !

Hardi les gars !

Fin du portage…

Nous voilà à la fin du portage, sur le GR en courbe de niveau. Mais pas longtemps, ça penche assez rapidement !

Déjà là, c'est du bonheur en barre !

… et début de la descente.

De là, nous partons pour 3,8 km de pur bonheur jusqu’au hameau de Souliers. Le départ, hors forêt, offre des portions où il est possible d’atteindre des vitesses totalement déraisonnables !
La suite est tout bonnement incroyable. Quelques temps après être rentrés en forêt, la pente s’accentue : les bouts droits qui ondulent, tanguent et chaloupent, sont entrecoupés d’épingles parfaites. Et ça dure, ça dure….
A Souliers, nous sommes tous d’accord : celle là, on la colle dans le top 10, voire le top 5 pour certains !
Le pire, pardon, le top du mieux, c’est que ce n’est pas fini. Un petit bout de route suivi d’un petit morceau de piste, et nous voilà reparti jusqu’à Château Queyras, par une machine à coudre d’enfer. Les pins ont remplacés les mélèzes, le terrain est plus « sudistes », ça glisse, encore une descente à marquer d’une croix.

Et d'une. Mais il en reste plein !

Et d’une. Mais il en reste plein !

Superbe sortie encore une fois. Mais ces 3,8km jusqu’à Souliers m’ont tripoté la cervelle. Après ce dernier portage qui nous avait mené sur le GR, il y avait ce poteau indicateur sur lequel j’avais lu « col de Peas 3,8 km ». Fichtre ! 3,8 + 3,8 = 7,6 km de descente, non ?
Trop alléchant pour laisser planer le doute sur l’intérêt de la chose, je suis retourné sur place avec Marc.

Nous voilà donc de nouveau au hameau du Rouet, et bientôt sur la piste qui monte dans le vallon de Péas. A la bergerie, nous délaissons le sentier du col de la crèche, et poursuivons par la piste, jusqu’à la seconde bergerie, 300 mètres plus haut. Ça se monte très bien, et c’est là que s’opère la jonction entre la piste et le GR 58. Un petit jardinage dans la prairie plus tard, nous voilà sur le sentier ; plus que 300 mètres à peine à remonter jusqu’au col de Péas.

Petite errance momentanée...

Petite errance momentanée…

Premier portage vers le col.

Premier portage vers le col.

Un peu de portage, un peu de roulage, et nous voilà au col, à 2629 mètres. Le sentier qui redescend de l’autre côté, vers les Fonts de Cervières nous fait de l’œil, mais ce sera pour une autre fois.

peas-13

Point de départ d’une descente de plus de 7 km vers Souliers.

Marc ouvre !

Marc ouvre…

... je suis.

… je suis.

La première partie est géniale, ça descend vraiment, il y a des options, et donc quelques choix de trajectoires à faire. Quelques épingles plus tard, nous attaquons la seconde partie, plus plate, qui fait la jonction avec la section que nous connaissons déjà. Que du bon, nous avons bien fait de venir voir ça !

Au fond, le col de Peas.

Au fond, le col de Peas.

Jonction !

Jonction !

3,8 km superbes donc. La suite, nous la connaissons, et vu ce qui nous attend, nous avons déjà la bave aux lèvres. Pas d’images de cette section incroyable dans les mélèzes. Mais vous le comprenez aisément vous qui vibrez pour ces mêmes sensations : difficile de s’arrêter !

Nous profitons de la dernière descente jusqu’à Château Queyras, satisfaits, ce tracé là valait vraiment le coup d’être repéré. L’année prochaine, il sera sur nos tablettes.

Marc, toujours efficace dans la dernière descente vers Château Queyras.

Marc, toujours efficace dans la dernière descente vers Château Queyras.

Merci à Marc pour les photos.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *