Ça pic à Saint Guilhem.

baudille-4Malin comme titre, non ?
Non ?
Bon, je ne le ferais plus alors, promis….

Saint Guilhem le Désert et le Pic Baudille, j’adore. Ça monte, ça descend tout le temps, il y a plein de cailloux, et c’est magnifique.
Pour vous situer un peu les lieux, tout en bas, il y a Saint Guilhem le Désert. Classé parmi les plus beaux villages de France, il est niché au confluent du Verdus, petite pissette de flotte qui ne coule guère que l’hiver, et l’Hérault. Tout en bas de la commune, l’altitude est de 79 m.
Tout en haut, et au nord de Saint Guilhem, il y a le pic Baudille (ou mont Saint Baudille sur les cartes) qui culmine à 848 m. Il est posé à l’extrémité sud d’un plateau dont l’altitude navigue entre 650 et 750 m, mais de son versant sud, on peut descendre d’une traite à 400 m. Pas mal, non ?
Entre les deux, il y a le cirque de l’infernet, le roc de la Bissonne, le Max Nègre, etc… L’intérêt du truc, c’est qu’après avoir dévalé les 450 m du pic, on peut remonter au Max Nègre, à 530 m pour ensuite dévaler jusqu’à Saint Guilhem, donc avaler encore quasiment 450 m de dénivelé. D’autres options sont possibles, toutes plus intéressantes les unes que les autres.
Voilà pour planter un peu le décor, histoire que vous puissiez vous mettre à rêver de la configuration des lieux.

J’étais seul, et même si j’avais caressé l’espoir (dans le sens du poil) de rouler avec Xavier, je dois avouer que j’aime bien rouler seul parfois.
Le petit parking sur la route des gorges de l’Hérault est situé pile poil entre Saint Guilhem et Saint Jean de Fos, là où on attrape la piste de la maison des plots, la maison forestière. C’est parfait, ça permet de s’échauffer tranquillement.
A 07h30, c’est tranquille, même sur la route. 3,5 km plus tard, j’attaque la montée. C’est parti pour 7,5 km et 450 m de dénivelé. La route se transforme en piste, le panorama s’ouvre, les casses bonbons sont aux abonnés absents, tout baigne.
A la maison des plots, un couple déjeune à côté de son camion avec le bébé qui vient de sortir de son lit parapluie. On discute un moment des options de routes/pistes pour le camion, je repars. Ils étaient bien posé là les zeureux.
Le pic me nargue… Ce qu’il ne sait pas, c’est que j’ai décidé d’aller lui chatouiller l’antenne coûte que coûte. Quitte à abandonner une descente que j’aime vraiment beaucoup. Mais j’ai besoin de bouffer du dénivelé, et puis je veux savoir où j’en suis, et sur la montée du pic, j’ai des repères.
J’arrive mon coco, j’arrive !
Premier petit bout de descente, courte, que je n’aime pas beaucoup, les cailloux ronds et roulants sont légions. Elle me mène sur la raide piste en béton qui fait la liaison entre le pied du pic et le Max Nègre. Là, pas d’hésitation, même si ce n’est pas très drôle, je descend par la piste. Sus au pic !

M’y voilà. 3,5 km et 420 m à gober intégralement sur single, parfois bien raide, mais surtout pas très roulant. Il y a des portions très cassantes, et suivant les années, on peut tomber sur des sections de gravillons bien profonds…

Envie de Gerblé ? © Arthur

Envie de Gerblé ? © Arthur

Bon an mal an, me voilà au col sans nom, celui qui précède le portage « des marches » qui mène au pic. Vu que je redescend par l’itinéraire de montée, j’en profite pour zieuter les passages tordus, il y en a quelques un ici.
Je m’arrête sous l’antenne, il y a un vent à arracher la queue aux ânes, et la courte section du haut ne présente pas d’intérêt.
C’est parti ! Et que c’est bon ! Et que le 301 est à l’aise là dedans ! Et que je me fais plaisir !!! J’aime vraiment cette section un peu engagée, où les marches se succèdent, et où on ne peut pas rouler très vite, mais où une évolution trop lente risque de mener au carton. Que du bonheur.
Au petit col, le GR change du tout au tout, et devient rapide. Trop rapide même. Le terrain n’est pas un modèle d’adhérence, et les longs bouts droits sont de vrais pousses au crime. Je reste donc sur la réserve, j’ai un genou en cours de consolidation moi…
Au pied du pic, je ne traîne pas et attaque la remontée jusqu’au Max Nègre, soit 3,5 km et 180 m de dénivelé.
Me voilà au belvédère.

Une vue imprenable sur le cirque de l'infernet.

Une vue imprenable sur le cirque de l’infernet.

Du Max Nègre, on a aussi une vue imprenable sur le Roc de la Bissonne, haut lieu de l’escalade en terrain d’aventure.

J'y étais !

J’y étais !

C’est parti pour la seconde et longue descente : plus de 4 km pour plus de 400 m de dénivelé !
Et celle là, elle est quand même bien chouette, même si elle se voit affublée du sobriquet pas bien reluisant de « la classique ». Il faut rester vigilant, car il y a toujours un passage technique qui vous saute à la figure au moment où vous vous y attendez le moins.
Me voilà déjà à Saint Guilhem, où les touristes commencent à être assez nombreux. Tiens d’ailleurs, un point à noter, j’ai croisé très peu de monde aujourd’hui.
Là où je suis plutôt content, c’est que je perçois un frémissement de début d’amorce de commencement de reprise, et qui plus est, avec du plaisir, ce qui est bien l’essentiel.

Un mot sur le matos quand même. Enfin pas un, mais deux.
Le Liteville tout d’abord. Je le dis sous réserve, on ne sait jamais, mais ce vélo semble être celui que j’attends depuis un moment. Maniable, car pas trop long, il est tout de même plutôt stable, surement grâce à son angle de direction bien ouvert. Et puis le boitier est assez haut, et ça, j’aime : les pédales ne mettent plus de coups de boules à tout va aux pierres du sentier !
Le matos de mes partenaires ensuite.
Les Hope Tech3/E4 ont cette qualité rare : ils se font totalement oublier. Le freinage est toujours constant, le feeling aussi, que du bon !
Les pneux WTB ne m’ont pas trahis, et leur grip non plus.
Les roues Topwheels ont aussi eu fort à faire avec un terrain où la terre ne sert qu’à combler les interstices entre les cailloux.
Les suspensions passées dans les mains expertes de X1Racing Suspensions ont fonctionné à merveille, en particulier l’amortisseur qui n’a pas eu le temps de me faire une once de chauffe.
Et les protections Amygos, totalement indispensables sur ce genre de terrain, ont bien rempli leur rôle (j’ai entendu un nombre conséquent de « clac »).

Et sinon, j’ai mis 5 heures pour faire 32 km et 1200 m de dénivelé.
Je vous vois venir bande de galopins : « 5 heures ? Il a vraiment une forme de bulot ce vieux machin ! »
Sauf que j’ai une explication. Je roulais seul, et j’ai pris le temps de faire ça

Pic Baudille from 2 roues dans les cailloux on Vimeo.

7 Commentaires

  1. Minerve

    Super chouette le spot, ça donne envie ! La forme revient pour l’été, c’est l’essentiel 😉

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      Petite la forme, petite…
      Mais j’y travaille, c’est l’essentiel.

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  2. Xavier

    Quel crève cœur d’avoir raté cette sortie 🙁

    Surtout que je suis en bien meilleure forme qu’à Ambazac … et j’aurais pu suivre, un petit peu 🙂

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      Continue à rouler, on y retournera 😉

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  3. adilou

    Sympa la vidéo !

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      Merci 😉

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  4. bernie

    La 1ère édition des drailhes-du-diable.com en 2014 montait sur le St Baudille.
    Superbe!
    https://www.youtube.com/playlist?list=PLyWVzmXiHVMSUpn579MAWF3q2GK_DyMOm

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