On a mis du 07 dans le 34

salagou-7Je sens que les affaires reprennent. Enfin.
Bon, je ne vais pas me mentir non plus, j’ai une forme de bulot, et techniquement, je suis à la ramasse… Sans compter que je dois rester vigilant, ma greffe de tendon n’a pas encore finalisé sa transformation en ligament.
Mais je progresse doucement. Et je recommence à m’amuser un peu lors de mes sorties, c’est plutôt bon signe.
Voilà donc une sortie plaisir, qui m’a aussi permis de tirer un peu sur la machine afin de la faire progresser.
Pour tout vous dire, le tour du lac du Salagou, ce n’est pas franchement ma tasse de thé, ça manque cruellement de dénivelé. Je suis plutôt café fort, genre expresso, voire même ristretto. Mais, la trace que m’avait envoyé Jean m’a réservé quelques bonnes surprises il faut bien l’avouer.

Départ de notre campement, établi pour trois jours avec mes bons amis Ardéchois au pied de la presqu’ile de Rouens.

Une vue dégueulasse, non ?

Une vue dégueulasse, non ?

On tire plein ouest, on jardine un peu pour retrouver le sentier, ça y est, nous y sommes.

salagou-1

Les Ardéchois découvrent le sol si particulier du Salagou.

Et il faut bien l’avouer, ça devient assez vite plutôt joueur.

Davy, visiblement déjà bien content !

Après être passé sur l’autre rive, au nord du lac, un morceau de route nous laisse le temps de tailler une petite bavette.
Mais assez rapidement, on revient sur du petit single sympathique. Peu ou pas de pente, mais c’est le genre de trace où on a envie de relancer en permanence. Du coup, on prend aussi le risque de se cramer assez vite…
Nouvelle portion de route, puis, arrivent coup sur coup, deux sections vraiment sympas, sur le contournement du Cébérou : c’est rapide, ça sautille et ça ondule !
Il faut tout de même rester vigilant, car même si le sol est plutôt adhérent au pédalage, à haute vitesse, ça peut décrocher sans prévenir. Et vu que la ruffe est bien abrasive, en cas de chute, c’est ponçage de gus assuré !

Petite remontée entre les deux sections sympas du tour du Cébérou.

Petite remontée entre les deux sections sympas du tour du Cébérou.

Une fois que l’on a rattrapé le lac au camping municipal, on attaque 3,5 km de folie. C’est joueur tout du long, mais sans dénivelé important, puisque ça ne dépasse pas les 50 m en cumulé. Mais alors que c’est bon ! Le genre de sentier où tu essaies de freiner le moins possible, mais tu n’y arrives pas, donc tu relances comme un dingue parce que tu as les copains qui klaxonnent derrière. Bref, nous avons joué comme des gosses là dedans.

2roues dans les ruffes

2roues dans les ruffes

Et puis arrive la première tannée. Il faut remonter sur la piste, 85 m plus haut. Pour cela, le sentier nous offre généreusement 560 m de longueur… Dans le bas, quelques petites portions sont faisables sur le vélo, et puis il y a deux ou trois challenges pour vttistes testostéronnés ! Et après, portage.

Allez hop ! Vélo sur le dos.

Allez hop ! Vélo sur le dos.

Repos sur la piste, qui nous mène à une courte mais technique descente qui arrive en dessous du barrage.
Même si le tour du Puech Rouch qui suit réserve quelques portions de sentiers agréables, la descente s’avère plutôt décevante, dommage.

Vous vous rappelez, au début de l’article, je vous parlais de ma forme de bulot ?
Eh bien là, j’en ai pris la pleine mesure… La remontée au village de Liausson se passe pas trop mal, mais je commence à tirer la langue. C’est la côte suivante que mes jambes, mes poumons et mon cœur n’ont pas aimée…
De Liausson, il y a 260 m de dénivelé à prendre en 2,5 km. La montée est rude, caillouteuse, je ne suis pas encore prêt pour ça, je finirais à pied.
Derrière, il y a le même dénivelé à perdre en 1,8 km, miam !
Mais quand on est cramé physiquement, la descente, c’est bien plus difficile, voire dangereux. J’ai du m’arrêter dans la partie technique du bas, je ne tenais plus le vélo. Assis, ce sont les petites étoiles blanches qui scintillaient qui m’ont fait prendre conscience que j’étais vraiment cuit.
Dommage, cette descente est vraiment belle. Elle mériterait un coup de sécateur d’ailleurs, il ne doit pas y avoir beaucoup de passage.

Une belle boucle.

Une belle boucle.

Un peu de route, puis retour dans les terres rouge que l’on avait quitté sur les hauteurs de Liausson, et c’est bientôt le retour au campement après 38 km et 900 m de dénivelé.

Un peu de fatigue peut-être ?

Un peu de fatigue peut-être ?

Eh bien finalement, le Salagou sous cet angle, ça m’a bien plu.
Et d’ailleurs, il faudra que j’y retourne pour mater cette grimpette, mais pas tout de suite. D’abord, j’ai du muscle à faire, du souffle à retrouver, et un cœur à entraîner.

8 Commentaires

  1. adilou

    à la salagoumania tu as le raid de 75 ou 80 km qui part du lac.
    moi aussi je suis comme toi quand on me propose d’aller rouler au lac bof ! mais le raid je me suis marré !
    ça fait deux ans que je le fais, avec fred et bartas et il y a tous ce que l’on aime du D+ et du D- du bon D- !
    à l’occas si tu peux avoir la trace !
    si ça se trouve c’est la trace ou une partie de la trace que tu as fais mais comme je ne suis pas doué pour repérer sur une carte …

    sinon content pour toi que tu te remettes aux affaires comme il le faut

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      Merci Adil, tes commentaires me font toujours bien plaisir.
      A un de ces jours sur un vélo alors !

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  2. dédé

    Merci mon Francky pour cette belle trace!
    Sur les deux premières heures t’étais peut être un bulot mais une espèce sacrément joueuse et physique!!
    Vivement notre prochaine virée…

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      Merci Dédé !!!

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  3. yann

    J’irai avec toi si tu y retournes, tu me diras 🙂

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  4. bertrand

    Présent aussi dès que tu retournes sur le Salagou
    a plus

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  5. Xavier

    Pareil que Yann et Bertrand 🙂

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      Bon, il va donc falloir organiser un truc alors 🙂

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