Les Zamis du VTT

Mais qu’est-ce que c’est que ce titre ?
Pour faire simple, une bande de gus se sont rencontrés sur un gros forum de vélo, sur un topic dédié à une marque de semi-rigides en acier. Puis, ils s’en sont plus ou moins totalement désolidarisés pour se retrouver régulièrement « en vrai ».
Mais pour garder contact, un petit forum privé est né. Parce que les zozos en question sont éparpillés aux quatre coins du pays, façon puzzle comme dirait l’autre. De Thionville à Montpellier, de Nantes à Hyères, en passant par Vichy et j’en passe.
Ça, c’est le début de l’histoire, et elle dure depuis trois ans maintenant.
Nos dernières retrouvailles datent de la semaine dernière. Grâce à Julien, local de l’étape, nous avons découvert le Limousin dans des conditions « grand luxe ».

Départ le jeudi matin tôt pour moi, je monte en train rejoindre Quentin à Toulouse, nous finirons la route ensemble.

Tombé du lit pour être à la gare à 07h00.

Les premiers membres du groupe sont déjà arrivés à Ambazac.
Et comme nous sommes venus pour faire du vélo, le départ de la première sortie est donné. Une découverte surprenante pour moi (et d’autres), c’est loin d’être plat !

ambazac-1Certes, le dénivelé est modeste, mais c’est vraiment exigeant.
Rude mise en jambes pour moi, très rude…
Outre l’importance (l’urgence ?) qu’il y avait à retrouver ses amis là, ce week-end avait pour moi valeur de test. Après une alerte à la tendinite en cours de rééducation, mon genou serait-il en mesure de supporter trois jours de vélo d’affilé ?
Rude donc. Physiquement, c’est déplorable. Techniquement, aussi. Je ne caricaturerais pas en disant que tout est à refaire, ce n’est jamais vrai, mais au vu de cette première journée, le chemin sera long.
Et sinon ? Eh bien les lieux sont superbes. Moi qui aime la forêt et les grandes hêtraies, me voilà servi. Et pour le vélo, il m’arrive une chose rare : je roule dans la terre !
Les copains, tous en semi-rigide (acier s’il vous plait !) hormis Xavier, ont le vélo parfait pour ce genre de terrain.

De la terre, rien que de la terre.

Ceci dit, le 301 s’est parfaitement comporté, il pédale très bien. Très bien, mais pas tout seul, et là, j’ai vraiment ramé. Le point positif, c’est que mon genou n’a pas trop râlé.

L’après roulage sera le second moment des retrouvailles autour d’un autre élément fédérateur : l’apéro.

Second grand moment de convivialité.

La nuit fut compliquée ; après avoir tenté de trouver suffisamment de place dans la même tente que Quentin, j’ai renoncé, et lui aussi…

Place au second jour de vélo.
Bonne nouvelle du matin, mon genou n’est pas douloureux même sans les glaçages quotidiens auxquels il a droit depuis quelques semaines.

ambazac-2Ridicule comme dénivelé, non ?
Eh bien de l’aveu de certains membres de l’équipe qui ont plutôt la forme, c’était assez costaud. Tout reste relatif bien sur, mais le profil en dents de scies en a calmé plus d’un. Et moi le premier…
Comme hier, c’est la Bérézina. Physiquement, je suis totalement hors du coup. La preuve, je laisse passer Arthur 😉
Mais c’est toujours aussi beau.

Happy rider !

Et le soir ? Rebelote !

Tiens, du melon !

Les apéros me font du bien à la tête, car franchement, je n’éprouve aucun plaisir sur le vélo, et le moral de ce côté là n’est pas bien haut…

Remontage de moral, merci les copains.

Difficile de refuser une levrette lorsqu’elle est « proposée si gentillement ».

L’évènement sympa de la soirée, nous l’attendions tous avec impatience, c’est le cadeau commun que nous avons fait à mon frangin. Encore un chouette moment.

Tiens, un Spitfire !

Tiens, un Spitfire !

Samedi matin, les ours s’extirpent de leur grotte en toile.

Xavier, le père du fils de Bron.

Le programme concocté par notre hôte est très très alléchant, voyez plutôt.

ambazac-3Vu mon état de forme, je prends le GPS, en me disant que je couperais à mi-chemin. 20km, c’est dans mes cordes, pas plus.

La forêt, toujours la forêt.

La première partie du parcours est splendide. De bonnes montées nous mènent sur des singles qui tournicotent entre les arbres, c’est le jeu permanent !

Jeff, le regard posé bien là où il faut.

Et là, surprise, mon petit corps répond présent. Physiquement du moins, techniquement, c’est toujours la misère. Bon, je ne suis pas près pour m’infuser de la grosse montagne, mais ça marche déjà beaucoup mieux. C’est quand même étrange, je n’ai que peu de roulage dans les pattes, et surtout aucunes journées enchainées. Va comprendre Charles…

Ecolo moi ? Non, juste le fondement en feu.

Le point culminant de la journée, c’est le puy de Sauvagnac, à 700 mètres d’altitude. Juste en dessous, il y a un chouette point de vue, au spot dit de la pierre branlante.

Plus de 300 mètres de dénivelé négatif possible.

Et là, bonne surprise, puisque sur tout un versant de cette petite montagne à été aménagé un vrai bike park ! L’association locale, singletrack œuvre depuis des années, et le résultat est bluffant : pistes de DH, pump track, tracés enduro. Et justement, aujourd’hui, c’est le jour des reconnaissances de l’enduro qui a lieu dimanche. Julien a négocié comme un chef auprès du président de l’association qui nous autorise à rouler les spéciales ! Nous ne nous faisons pas prier, mais nous limiterons à deux, car nous sommes déjà bien entamés.
C’est superbe ! Beaucoup plus aménagé que les enduros que nous connaissons dans le sud, mais le boulot effectué est vraiment de haut niveau.
C’est tellement chouette qu’on en oublie totalement les appareils photos… Et surtout moi, puisqu’enfin, je me fais plaisir. Quelques sensations sont revenues, et ça, c’est bien !
Les derniers kilomètres auront été difficiles, mais quel pied de sentir que les affaires reprennent. Certes, elles ne sont pas bien florissantes, mais cette reprise augure de bonnes choses.

Au camping, c’est la dernière soirée, il fallait donc marquer le coup, et faire honneur aux spécialités locales. Pour la bière, c’est fait depuis le début, puisque la bière Michard fabriquée à Limoges a été bien appréciée par tous. Celle là, on la garde 😉
Pour le solide, Xavier est parti en mission chez le meilleur dealer local. Je n’aurais qu’un mot : miam !

La Limousine, une tuerie absolue.

Après une dernière nuit au camping l’écrin nature, nous regagnons tous nos pénates, fatigués, contents, tristes, et déjà impatients de nous retrouver.

La fine équipe. Merci les copains.

La fine équipe.

Merci les copains.

5 Commentaires

  1. marc

    De Limousines en canard, de mère Michard en Levrette et de single forestiers en piste de DH…un superbe moment de vélo et de rigolade entre zamis !

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  2. Xavier

    Des moments comme ça c’est beau et rare. Je n’aurais pas la patience d’attendre un an pour un prochain rendez-vous !
    Merci Franck pour cet article qui me replongera dans l’ambiance chaque fois que je le lirais.

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  3. Bertrandcouegnas

    Oui très sympa le CR !!!
    ça donne envi 😉

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  4. Blakkheim.GW

    Super compte-rendu Franck, ça donne envie ! J’aurais vraiment aimé faire partie des vôtres sur ce coup là (même sans Sobre) mais non seulement ma fille ne m’en laisse pas le temps, mais je me suis fait une entorse du rachis cervical il y a 2 semaines… Quelques semaines sans vélo pour moi aussi…

    Et je vois que Marc aussi bascule du côté obscur ! Tout fout le camp, d’autant que moi aussi, je n’ai jamais été aussi prês de craquer…

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      Mince alors… Soigne toi bien, bon courage.

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