Port de Venasque

IMG_2864Depuis le temps qu’on m’en causait de ce port de Venasque.
Enfin, nous voilà à Bagnères de Luchon pour 2 jours de vélo.
Mais je ne vous parlerais pas du premier jour, il pleuvait et j’étais malade comme un chien…

Deuxième jour donc. Nuit humide au camping, mais le bonhomme va mieux.
Un petit coup de bagnole pour rejoindre le départ, le refuge des Hospices de France.

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C’est humide, et en plus, pas bien chaud…

Comme départ par une matinée glaciale et humide, il y a mieux : on prend la route, et on descend ! Heureusement, ça ne dure pas. Mais pas fâchés de mettre les premiers coups de pédales sur la piste qui va nous mener sur le plateau de Campsaure.
Partis de 1300 m dans un brouillard à couper au couteau, on se dit que 300 m plus haut, ça devrait être plutôt chouette, qu’on devrait passer la tête au dessus des nuages.
Que nenni !

Aux alentours de la cabane de Campsaure

Aux alentours de la cabane de Campsaure.

Le panorama se fait attendre…
Le tracé classique voudrait que l’on poursuive sud/sud-est, en suivant le sentier sur lequel on roule depuis le début. Mais Antoine sait qu’il est totalement inroulable. Nous prenons donc à gauche peu après la cabane de Roumingau, pour aller chercher le pas de la Mounjoye par l’Espagne.

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De la lumière, enfin.

Et c’est pile en franchissant la frontière que nous passons au dessus des nuages, à 1830 m. C’est beau, et ce ciel bien bleu, sans vent, nous assure une belle journée.

L'Espagne.

L’Espagne.

En cherchant un peu, nous prenons un petit single à flanc, dans l’herbe, sympa comme tout. Ça ne roule pas partout, mais ça roule un peu quand même, et c’est beau. L’option est bonne puisque pour arriver au pas de la Mounjoye, nous avons presque tout fait sur les vélos.
Arrive le portage prévu de la crête de Crabidès. Celui là, il est coton, puisque que nous avons 1,5 km et 350 m de dénivelé à avaler en portage : c’est parti pour une petite heure !
Et pour pimenter l’ambiance, nous revoilà dans le coton.

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Dans le portage pour rejoindre le pas de l’Escalette.

Après être sorti de la purée de poix, cette fois ci pour de bon, on quitte la crête par la droite pour éviter le sommet. Le final se fait sur les vélos.

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Arrivée au pas de l’Escalette.

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Vue sur la vallée côté Français.

Et là, nous croyons à une blague quand Sylvain nous annonce qu’il n’a plus de frein arrière.

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Plus de frein arrière, plus du tout ? Non, plus rien.

Ce n’en est pas une… Mais il en faut plus pour l’inquiéter le Sylvain.

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Descente (sans frein arrière) vers le port de la Picade.

Et c’est le retour du caillou ! Toute la descente ne passe pas sur le vélo (il y a un passage vraiment infaisable), mais de beaux challenges sont possibles.

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Hard, mais roulable.

Après un petit morceau de remontée compliquée qui peut se jouer sur le vélo pour les plus hardis, nous voilà au port de la Picade. C’est là que se dévoile le port de Vénasque.

Le port de Venasque vu depuis le port de la Picade.

Le port de Venasque (l’entaille) vu depuis le port de la Picade.

Ce port, ou portillón en Espagnol, est un passage naturel, cependant aménagé en 1325, pour pouvoir être emprunté par un cheval monté par son cavalier. Ça doit donc passer en vélo se dit-on…
Du port de la Picade, c’est une longue traversée sur un sentier aménagé dans de gros éboulis. Le sol est stable, mais c’est très trialisant. On aime ou on déteste, nous, nous nous sommes bien amusés.

A l'arrivée du portage final.

A l’arrivée du portage final, le massif de la Maladeta en arrière plan.

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Le Sobre au portillón de Benasque.

Le début de la descente passe peut-être à cheval, mais pas à vélo. C’est raide, et surtout extrêmement fuyant. Un petit portage pour descendre les cinq ou six lacets serrés du début, et nous revoilà sur nos bicyclettes.

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Sylvain en portage dans la descente, image rare…

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Pour les sceptiques, le début de la descente vu d’en bas.

Nous arrivons sur le premier des lacs, qui, ici, se prénomment « boums ».

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Le ciel bleu nous gratifie de cette superbe couleur. Ici, le premier et plus grand des trois boums.

Cette fois ci, c’est parti pour de bon, nous sommes sur nos vélos et n’en descendrons plus.

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On longe les trois boums, pour ensuite basculer dans le paradis de l’épingle.

Passé le refuge de Venasque, on entre dans ça !

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Tout en bas, le bâtiment des hospices de France.

De mémoire, il y a environ quatre-vingt épingles à négocier.

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Sylvain, toujours sans frein arrière.

On s’en paye une bonne tranche en se tirant la bourre. Il y a tellement d’épingles à enchaîner, que celui qui gagne ici n’est pas celui qui ouvre en grand, mais celui qui négocie finement toutes ces virages serrés !

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Et zig, et zag, et zig, et zag, et….

Toute la descente est à découvert, ce qui permet d’anticiper les croisements avec les randonneurs qui montent au port.

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Les épingles sont « juste à point » pour le vélo.

Dernier petit bout droit où on peut bien lâcher les freins. Quel pied nous avons pris, et quel dommage que ce soit déjà fini.
Au pont de penjal, il est possible de poursuivre par le chemin de l’impératrice. Nous avons tiré tout droit vers les hospices de France, dans le camion, il y avait un truc qui nous attendait.

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Celebrate this happy day !

6 Commentaires

  1. Jeff

    Ah que ça fait envie ce Port de Venasque! En plus par cet itinéraire, ça me démange! Vivement qu’on se fasse ça tous ensemble!

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  2. Xavier

    En plus je sais où loger, dans une bonne ambiance, pour pas cher 🙂

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  3. Franck (Auteur de l'article)

    Je veux bien l’adresse !

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    1. Xavier

      Je crois que tu la connais 😀

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  4. marc

    Jolie ballade !
    Un jour avec vous tous !

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      Je nous le souhaite !

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