3 jours dans les Cerces / Day ✔3

Jour 3 (Névache – Le Monêtier les bains)

A chaque fois, ce sont les mêmes sensations.
C’est toujours une grande excitation de savoir qu’il en reste encore. Et en même temps, j’ai aussi conscience qu’il va falloir en profiter car ce soir, ce sera fini. Ainsi, le dernier jour, je pars toujours dans cet étrange état de sur-vigilance, comme si j’essayais d’en capter plus encore que les jours précédents. La température, les odeurs, les bruits du vélo et des alentours, la lumière, ….
Justement, ce matin, la lumière est superbe.

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Névache, les premiers mètres de la dernière journée

Même si le bitume est pour nous une abomination, il faut bien reconnaitre que pour la mise en jambes du 3ème jour, nous nous laissons faire…

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A Névache, même les grenouilles font du vélo

Après une bonne séance de poussage, nous voilà sur le chemin de ronde, un superbe sentier suspendu à 400 m au dessus de la vallée de la Clarée. C’est presque 10 km de sentier panoramique qui nous attend : oui oui, vous avez bien lu,  10 km de single !

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Le chemin de ronde

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Les rhododendrons en fleurs

Redescendu au niveau de la Clarée par une sympathique machine à coudre, nous traversons les torrents sur une calade au niveau d’une étrange zone marécageuse.

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Derniers coups de pédales, après portage

Nous arrivons au lac de la Clarée, puis au seuil des Rochilles et au lac rond. Le col des Cerces, à 2579 m d’altitude, n’est plus qu’à une centaine de mètres de dénivelé. Mais la neige est là…

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Les pieds dans la neige à l’arrivée au lac rond

 

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Dans la montée au col des Cerces

Le col des Cerces passé, il nous faut attaquer le dernier gros morceau, le col de la Ponsonnière.

Il n’y a que peu de dénivelé entre le lac des Cerces et le col, mais nous sommes quand même un peu usés, et par endroits, le terrain demande de la prudence.

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Interdiction absolue de se rater sur cette petite traversée anodine. La glissade est sans arrêt jusqu’au fond du vallon, avec réception dans d’énormes blocs…

La descente du col est superbe, plus de 600 m de dénivelé jusqu’à l’Alpe du Lauzet. Là, nous nous rendons compte (enfin…), que nous sommes vraiment rincés de ces 3 jours. Alors, on capitule, retour par la route ?
Non non non, pas question, le chemin du Roy n’a pas l’air trop raide, on fini comme prévu.
Eh bien ces 200 derniers mètres de dénivelé auront été mes 200 mètres les plus difficiles à vélo.

Celles là, nous ne les avons pas volées !

Celles là, nous ne les avons pas volées !

Voilà, c’est fini, retour au Monêtier les bains.

Le seul regret aujourd’hui, c’est de ne pas avoir pris le temps de faire d’images dans les descentes, là où on roule vraiment. Mais justement, on roule vraiment, alors les images…

Avoir replongé dans cette mini épopée via ce récit, me donne sérieusement envie de retourner voir si le Thabor ne serait pas plus accueillant cette fois ci.
Et vous, si vous n’avez jamais posé vos roues dans le secteur, aucune hésitation à avoir, foncez.

 

pano9

 

 

1 Commentaire

  1. Xavier

    J’ai l’impression que même en étant toutes différentes, les histoire de vélo de montagne se ressemblent !
    La préparation est excitante, le déroulement épuisant mais euphorisant et la conclusion toujours la même : quand est-ce qu’on y retourne !
    En tout cas merci pour la découverte de ce lieu que je ne connaissais pas avant ton récit.

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