3 jours dans les Cerces / Day ✔1

Voilà le début d’une mini série en trois volets.
Trois volets parce que toute l’histoire en une seule fois, vous le verrez, c’était vraiment trop long.

Faisons donc fonctionner la machine à remonter le temps pour l’arrêter 4 ans en arrière, au mois de juillet 2010.
Je ne sais plus qui fut à l’origine de ce projet, mais c’était une fameuse idée ! Je me souviens très bien par contre de ce qui nous avait motivé : faire l’ascension du mont Thabor, 3178 m.
Le plus long aura été de finaliser l’itinéraire, après tout à été très vite.
Lio, Jeff, Ben, Phil, Charles et moi nous sommes retrouvés à Serre Chevalier, dans l’appartement de Claire (merci !). Une courte nuit, et c’est parti.

JOUR 1 (Le Monêtier les bains- granges de la vallée étroite)

Nous voilà sur nos vélos… et bientôt à côté. C’est raide, trop raide.

C'est raide, trop raide...

C’est raide, trop raide…

... mais tout de suite très beau

… mais tout de suite très beau

Il nous faut gagner 1000 m en 8 km pour arriver au col de Buffère, forcément, c’est un peu rude. Mais nous sommes vite récompensé par un environnement somptueux.

Enfin sur les vélos pour un court répit.

Enfin sur les vélos, mais pour un court répit

Réalisé, sans trucage, promis !

Réalisé sans trucage, promis !

Arrivés au col de Buffère, nous entamons la descente vers Névache.

 

cerces3-1

C’est étonnant comme on oublie vite la difficulté des montées dès que l’on descend

Nous l’avons attendue comme le messie celle là, et nous sommes gâtés : 7 km de singles, une tuerie !
A Névache, on refait le plein d’eau, encore sous le soleil. On descend la vallée jusqu’à Plampinet pour remonter le GR5, encore sous le soleil, il fait même extrêmement chaud. Mais derrière nous, le ciel se charge…
C’est avec un soupçon d’inquiétude et quelques gouttes de pluie que nous arrivons aux ruines de l’ancien poste militaire des Acles, 8 km plus loin et 750 m plus haut.

En Italie, sous la pluie....

En Italie, sous la pluie et le rocher de Barrabas

Le passage en Italie par le GR5b est magnifique malgré la météo. C’est très sauvage.

Le rocher de Barrabas dépassé, nous remontons vers la crête frontière.

Le rocher de Barrabas dépassé, nous remontons vers la crête frontière

Arrivés sur la crète, nous jouons comme des gamins avec ce petit single virevoltant à choix multiples, quel pied !
La deuxième descente de la journée, lente et technique est pour Ben : il nous fait une belle démonstration de sa maîtrise du pivot.
Arrivés au bas de ces 2,5 km de bonheur, nous sommes accueillis par un coup de canon et une forte odeur de poudre ! Nous sommes en plein dedans. A l’origine, nous devions rejoindre le col de l’échelle, remonter au col de Thures via les chalets du même nom, pour descendre sur le refuge aux chalets de la vallée étroite.
Impossible. Le salut est dans la fuite ; la mort dans l’âme, nous entamons une descente par la route vers l’Italie, pour quitter les hauteurs le plus vite possible. La remontée de la vallée étroite est longue et glaciale, il pleut sans discontinuer, et c’est trempé jusqu’aux os que nous arrivons au refuge I Re Magi.
La journée a laissé des traces, mais nos hôtes savent faire ce qu’il faut pour les effacer.

Phil a déjà meilleur mine.

Phil a déjà meilleur mine

Quelques verres de céréales plus tard, les organismes récupèrent, les cerveaux aussi !

Quelques verres de céréales plus tard, les organismes récupèrent, les cerveaux aussi !

Voilà, première journée pliée. Après 42 km, 2600 m de D+ et 2300 m de D-, au lit, demain, on remet ça !

Je vous raconte la suite bientôt, promis.

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2 Commentaires

  1. bigotte

    tres sympa, ca donnes envie d’y aller.. je passe deux mois l’ete dans le coin est jamais fait .. j’ai honte…

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    1. Franck (Auteur de l'article)

      N’ai pas honte ! 😉
      Oui, le coin est vraiment superbe, et les descentes exceptionnelles.

      Répondre

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